LIFESTYLE

S’expatrier à Malte 

|  Jules  | 

St Paul’s Bay 

19 March 2019

Ca y’est, on y est ! On ne va pas dire que ça fait des mois qu’on s’y prépare car c’est faux, ça a été plutôt précipité comme décision, et tout s’est accéléré, comme le rythme cardiaque de mon petit coeur, qui a été mis à rude épreuve avec le stress de tout ce voyage. Si vous pensez à tout quitter et commencer une nouvelle vie à l’étranger, cet article pourrait vous être utile !

Tout a commencé par un ras le bol, celui de mon travail. Cela faisait bientôt deux ans que j’effectuais des tâches connues par coeur, et si certains peuvent aimer gérer la situation et ne plus avoir de surprises dans leur métier, et bien ce n’est pas mon cas. J’allais au travail en automate, recevait mon salaire en automate, puis tous mes prélèvements automatiques en enlevaient la moitié. Avec le reste desfois j’allais à ma friperie préférée et puis en octobre 2018 j’ai pris deux billets d’avion pour Vienne. J’avais demandé depuis déjà un moment 4 jours pour partir en Autriche avec ma mère, pays que l’on voulait visiter toutes les deux depuis très longtemps, en songeant rêveusement aux bals impériaux et aux valses viennoises d’antan. Pour moi le déclic c’est fait en décembre 2018, quand mon frère a décroché son premier job d’après études en Martinique. Waow quelle destination exotique, qui fait rêver plus d’un, pour laquelle des retraités balancent 3000€ en février… Et j’ai regardé ma vie comme une étrangère, en me disant mais qu’est ce que tu fais encore au même endroit, à 23 ans? Les rêves sont fait pour être réalisés ! Ca a commencé par aller à Vienne, puis finalement prolonger mes congés payés à un mois pour enchaîner avec la Martinique, pour finalement ne jamais revenir travailler.

Depuis le début de ma pauvre existence, ça a toujours été le voyage qui m’a fait me sentir vivante à nouveau, alors pourquoi ne pas vivre en voyage ? A 17 ans, je suis partie vivre aux Pays-Bas, a 19 en Angleterre, et puis là à 23, ça m’a à nouveau titillé. Mais cette fois je n’étais plus seule, mais trois. Joris qui cherchait du travail n’était pas près à partir loin de sa famille et ses amis au début de notre conversation. Et puis la réalité du monde du travail français nous a rattrapé, et à vrai dire j’étais même prête à partir seule tellement ça me démangeait. Alors après mûr réflexion, un ami lui a soufflé mot que son entreprise de paris en ligne recrutait en marketing à Malte. Ni une, ni deux, on a mis la tête dedans.

Le plus dur ça a été vraiment de se décider à lâcher notre appartement en plein centre ville du vieux Bordeaux, un vrai crève coeur. Et c’est ce qui a retardé notre déménagement aussi, mais ça m’a aussi permis de réaliser que je m’étais beaucoup trop attaché à l’aspect matériel de ma vie en France. Le salaire à la fin du mois, qui nous donne l’impression d’avoir un tas d’argent, puis d’un coup après le 8 plus rien, alors on se fait des petits plaisirs dont on a pas besoin, un coussin, un tapis, une robe, on amasse et puis au moment de faire le bilan, de partir, on a rajouté 15 cartons par rapport au déménagement d’avant et on se dit  » A quoi ça sert tout ça ? »

Au final tout a été stocké assez rapidement, mais non sans fatigue. On a loué un camion pour acheminer tous nos meubles volumineux dans le garage des parents de Joris, et mes propres parents ont hérités de tous nos cartons. Pendant mes deux dernières semaines en France, je vivais avec deux trousses de toilettes, une poele et une casserole, mes vêtements dans ma valise, prête à partir. Mais oups, il y’a quelqu’un que je dois emmener avec moi ! 

S’expatrier avec son animal de compagnie 

Pour faire simple, emmener votre animal de compagnie avec vous, augmentera considérablement le budget que vous
aviez alloué pour votre expatriation.

1: Pour Malte, Nimbus devait simplement être vacciné en plus de tous ses vaccins à jour, contre la rage. Après l’injection, vous devez attendre 21 jours pour qu’il soit en mesure de voyager.

2: Entre 1 à 5 jours avant le jour du départ, il doit faire un tour chez le véterinaire pour recevoir son traitement vermifuge dans lequel comprend un traitement contre les ténias.

3: Après avoir réservé votre billet d’avion (les compagnies low cost ne prennent pas d’animaux, même en cabine) il vous faudra appeler la compagnie pour réserver une place pour votre animal. Nimbus faisant plus de 10kg il a du voyager en soute AVIH.

4: Et enfin vous devez envoyez une notification aux services vétérinaires pour les prévenir de votre arrivée afin qu’une personne vienne à votre rencontre à l’aéroport pour examiner votre animal.

Pour voyager en avion, les animaux doivent être dans une caisse de transport homologué IATA, j’ai trouvé la mienne sur le site Polytrans, la taille 3, livrée hyper rapidement et avec des roulettes, qui ont été salvatrices pour le trimballer partout, sans avoir à le soulever. 

Notre voyage a déjà commencé par le train, puisque notre vol pas low cost ne pouvait décoller que de Paris, donc si vous êtes en province, pensez à prévoir l’acheminement vers la capitale aussi. En train Nimbus aurait pu voyager en laisse et muselé mais comme on avait déjà la caisse il a été dedans tout simplement. La caisse étant volumineuse on a du rester dans le couloir à l’étage du train, et ça a vraiment été stressant pour lui car des gens n’arrêtaient pas de faire des allers-retours, et il a pas mal aboyé, inquiet. Dès qu’on a reçu la caisse je l’ai laissé dans le salon, avec son coussin dedans et quelques jouets pour qu’il s’y habitue et du coup il n’a jamais rechigné à aller dedans aux moments clés.

Et combien ça coute ?

L’avion : En soute et chez Air Malta, la place de Nimbus a coûté 150€, si votre animal pèse moins de 20kg avec sa caisse, il vous en coûtera 100€.

Le train : En ouigo la place de Nimbus a coûté 30€.

Sa caisse de transport : La taille L chez Polytrans a coûté 86€.

Passage chez le véterinaire : Le vaccin contre la rage et le vermifuge 114€

Total de l’opération : 380€

Vous l’aurez compris il a coûté cher ce p’tit con! Et il a même fallu verser une double caution pour l’appartement afin de garantir des dégâts qu’il pourrait causer. En parlant d’appartement quelle histoire aussi ça ! Tous ou presque sont meublés, et pas toujours très bien, il n’y a peu ou pas d’isolation à l’intérieur (on se doute bien que c’est parce qu’il fait plus souvent chaud que froid m’enfin bon…) et les volumes sont immenses. Tout se fait en cash, et le bail est signé pour un an. Ah oui aussi, si vous ne payez pas votre loyer, le propriétaire peut tout à fait vous virer le mois d’après. Je reparlerai peut être plus en détails de tout ça, si ça vous intéresse dîtes le moi. 

Joris est arrivé 2 semaines avant moi, il a donc pu faire l’expérience de Malta Public Transport, et avec les horaires pas respectés, les bouchons, et l’entassement à l’intérieur des bus, on a vite commencé à chercher une voiture. Comme les appartements, il y’a de tout et souvent des voitures en mauvaise état, ou très chère. Heureusement sans se couper les veines, on a trouvé une Mini verte, qui sera bien pratique pour se promener avec Nimbus aussi, car les animaux ne sont acceptés dans les bus, que dans une caisse de transport… Alors comment vous dire que c’est un peu encombrant d’arriver avec ça à la plage ou au parc ! 

Voilà pour l’instant où on en est, tout le monde est à bon port, la prochaine étape c’est de me trouver un club de plongée où me former, des copines avec qui boire du vin blanc, et un magasin préférée où dépenser mon potentiel futur salaire !

A la prochaine!

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