LIFESTYLE

Ces choses qu’on ne photographie pas. 

|  Jules  | 

St Paul’s Bay 

24 March 2019

La première chose qui m’a frappé en arrivant à Malte c’est les constructions. Je dis Malte mais en une semaine je n’ai visité et pris mes marques qu’à St Paul’s Bay, la ville où on a posé nos bagages. Au détour de mes promenades matinales, j’ai voulu prendre en photo les choses moches, qui finalement à moi me paraissait belle dans leur désolation. Notre identité réside dans notre différence, et à St Paul’s Bay je dirais que tout est différent, d’une rue à une autre vous ne retrouverez pas la patte d’un architecte comme à Bordeaux,Vienne, Amsterdam… Les maisons de bloc de granit se juxtaposent, collées à des ruines, des chantiers abandonnés, des appartements de standing au balcon en inox, puis le front de mer, la beauté sauvage de la nature, et à côté un vieux bar qui fait le coin.

Ce que j’aime le plus ici, et sans condition, c’est la proximité avec la mer. Il n’y a pas de plages de sable fin à 200m de chez nous, mais de la roche, des piscines naturelles creusées par les vagues qui s’écrasent quand il fait mauvais temps, et surtout de très belles promenades. St Paul’s Bay c’est un front de mer modernisé, où l’on peut voir au plus près de ces mélanges de constructions dont je parlais plus haut. A certains endroits je croirais voir des digues bretonnes, et plus bas, la promenade des anglais à Nice, et puis une allée de palmiers qui nous transportent droit dans les îles du pacifique.
Un de mes endroits préférés à St Paul’s Bay, où quand il fait mauvais temps le vent nous fouette le visage, et en regardant bien en face de nous on ne voit que l’étendue de la mer, et au loin deux petites îles que je n’ai pas encore explorées. Elles sont comme tout ce qu’il reste à faire, à voir, à connaitre, avec la peur de se faire emporter par le vent quand il redouble d’intensité.

Le plus dur ça a été vraiment de se décider à lâcher notre appartement en plein centre ville du vieux Bordeaux, un vrai crève coeur. Et c’est ce qui a retardé notre déménagement aussi, mais ça m’a aussi permis de réaliser que je m’étais beaucoup trop attaché à l’aspect matériel de ma vie en France. Le salaire à la fin du mois, qui nous donne l’impression d’avoir un tas d’argent, puis d’un coup après le 8 plus rien, alors on se fait des petits plaisirs dont on a pas besoin, un coussin, un tapis, une robe, on amasse et puis au moment de faire le bilan, de partir, on a rajouté 15 cartons par rapport au déménagement d’avant et on se dit  » A quoi ça sert tout ça ? »

Au final tout a été stocké assez rapidement, mais non sans fatigue. On a loué un camion pour acheminer tous nos meubles volumineux dans le garage des parents de Joris, et mes propres parents ont hérités de tous nos cartons. Pendant mes deux dernières semaines en France, je vivais avec deux trousses de toilettes, une poele et une casserole, mes vêtements dans ma valise, prête à partir. Mais oups, il y’a quelqu’un que je dois emmener avec moi ! 

1: Pour Malte, Nimbus devait simplement être vacciné en plus de tous ses vaccins à jour, contre la rage. Après l’injection, vous devez attendre 21 jours pour qu’il soit en mesure de voyager.

2: Entre 1 à 5 jours avant le jour du départ, il doit faire un tour chez le véterinaire pour recevoir son traitement vermifuge dans lequel comprend un traitement contre les ténias.

3: Après avoir réservé votre billet d’avion (les compagnies low cost ne prennent pas d’animaux, même en cabine) il vous faudra appeler la compagnie pour réserver une place pour votre animal. Nimbus faisant plus de 10kg il a du voyager en soute AVIH.

4: Et enfin vous devez envoyez une notification aux services vétérinaires pour les prévenir de votre arrivée afin qu’une personne vienne à votre rencontre à l’aéroport pour examiner votre animal.

Notre voyage a déjà commencé par le train, puisque notre vol pas low cost ne pouvait décoller que de Paris, donc si vous êtes en province, pensez à prévoir l’acheminement vers la capitale aussi. En train Nimbus aurait pu voyager en laisse et muselé mais comme on avait déjà la caisse il a été dedans tout simplement. La caisse étant volumineuse on a du rester dans le couloir à l’étage du train, et ça a vraiment été stressant pour lui car des gens n’arrêtaient pas de faire des allers-retours, et il a pas mal aboyé, inquiet. Dès qu’on a reçu la caisse je l’ai laissé dans le salon, avec son coussin dedans et quelques jouets pour qu’il s’y habitue et du coup il n’a jamais rechigné à aller dedans aux moments clés.

Joris est arrivé 2 semaines avant moi, il a donc pu faire l’expérience de Malta Public Transport, et avec les horaires pas respectés, les bouchons, et l’entassement à l’intérieur des bus, on a vite commencé à chercher une voiture. Comme les appartements, il y’a de tout et souvent des voitures en mauvaise état, ou très chère. Heureusement sans se couper les veines, on a trouvé une Mini verte, qui sera bien pratique pour se promener avec Nimbus aussi, car les animaux ne sont acceptés dans les bus, que dans une caisse de transport… Alors comment vous dire que c’est un peu encombrant d’arriver avec ça à la plage ou au parc ! 

Voilà pour l’instant où on en est, tout le monde est à bon port, la prochaine étape c’est de me trouver un club de plongée où me former, des copines avec qui boire du vin blanc, et un magasin préférée où dépenser mon potentiel futur salaire !

A la prochaine!

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